Pourquoi une analyse de risques et comment prévenir ?
Une analyse de risques au niveau de l’étude de cadrage permet
d’anticiper certaines difficultés pouvant intervenir dans le cadre
d’un projet de mise en œuvre. C’est également un
outil de communication au niveau de l’équipe projet « maitrise
d’ouvrage » permettant une prise de conscience collective
des écueils.
N’oublions pas le point mentionné ci-dessus dans la rubrique « Qui
choisir comme utilisateurs clefs »
La réussite d’un projet SIRH est directement liée à l’équipe
participant au projet
Les principales causes de disfonctionnements d’un projet SIRH sont liées à un
problème de disponibilités des ressources tant sur la partie
maitrise d’ouvrage que sur la partie maitrise d’œuvre.
Les risques potentiels peuvent être :
- Au niveau de la maitrise d’ouvrage car les utilisateurs clefs participant
au projet sont trop pris par leurs tâches quotidiennes et ont beaucoup
de difficultés à dégager du temps pour leur projet.
Or ils constituent une pièce maitresse dans la mesure où ils
sont d’une part les seuls à avoir la connaissance des règles
et processus RH et d’autre part les seuls à être aptes à prendre
des décisions. Il est donc nécessaire de s’assurer
de cette disponibilité,
- Au niveau de la maitrise d’œuvre. Les intégrateurs
et/ou éditeurs présentent généralement en avant
vente l’équipe future du projet. Ce sont souvent des experts
ayant beaucoup d’expérience tant sur le plan du domaine traité que
sur le progiciel SIRH retenu. Mais quelles garanties à l’entreprise
de disposer de cette équipe dans la durée de son projet ?
Il nous semble nécessaire contractuellement de veiller à s’assurer
de ce point. En effet, certains progiciels sont actuellement en pénurie
de ressources sur le marché.
- L’absence de communication sur le projet. C’est un point
essentiel. Un projet en construction ne doit pas rester sans communication
auprès des utilisateurs qui seront amenés à utiliser
l’outil. Un rejet de leur part lors de la mise en exploitation de
l’outil peut avoir des incidences importantes. Il faut qu’ils
aient le sentiment, même s’ils ne participent pas au projet,
d’être concernés et informés des décisions
prises et de son état d’avancement. Une lettre d’information
mensuelle par exemple sera la bienvenue.
- Le Change Management est fondamental et c’est souvent cette partie
qui n’est pas traitée dans le projet dans sa phase importante
(faute de budget car on arrive au terme du projet) : le déploiement
de la solution. Il est en effet nécessaire de former et d’accompagner
les utilisateurs lors de la mise en exploitation de l’outil.
- Au niveau du progiciel. Certaines besoins constituent des éléments
structurants qui ne pourront pas être traités par du paramétrage
ou des développements spécifiques (à éviter).
Je pense notamment à des fonctionnalités comme la paie multiple,
la gestion de la rétroactivité, les processus RH décentralisés
via l’intranet, la gestion des multi-contrats, les mutations de collaborateurs
en cours de période mensuelle, la gestion des organismes de formation,
la gestion de l’organisation (structure arborescente décrivant
l’organisation fonctionnelle et juridique de l’entreprise),
le processus d’évaluation des collaborateurs,….
- Au niveau du budget. En principe, le budget du projet est connu au moment
de la signature avec le prestataire. Des dérives sont néanmoins
toujours possibles (fonctionnalités omises dans le cahier des charges,
mauvaises évaluation de la charge par le prestataire, ….).
Des avenants sont relativement fréquents dans les projets de mise
en œuvre.